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Articles

Montreuil sur Mer & On her Majesty's secret service (Ian Fleming, 1963)

"160, 170, 180. Il ne gagnait pas de terrain. Il se pencha vers le tableau de bord et pressa un bouton rouge. La plainte aigüe de la mécanique lui déchira les tympans et la Bentley fit un bond en avant. 190, 200. Cette fois la distance qui le séparait du cabriolet diminua : 50 mètres, 40, 30 ! Maintenant, il pouvait apercevoir les yeux de la fille dans le rétroviseur de la Lancia. Mais la route allait cesser d'être bonne : un de ces points d'exclamation, qui en France, signalent un danger, surgit sur la droite. Puis, après une côte, apparurent le clocher d'une église et les maisons d'un petit village, tassées en bas d'une colline abrupte.
Les deux voitures ralentirent, 140, 130, 120. Bond vit les feux stop du cabriolet s'éclairer un instant, la main droite de la fille chercha au plancher le levier de vitesse, presque en même temps que lui. Ils étaient maintenant dans le virage en S. La route était pavée et Bond, tout en se cramponnant à son volant pour gar…
Articles récents

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…

Bond girls are forever (2002 - 2012 updated) - John Watkin

Décrocher le rôle de Kara Milovy est un peu l'heure de gloire de Maryam d'Abo car, il faut bien le reconnaitre, en dehors de The living daylights, sa filmographie n'est pas exceptionnelle. Elle est cependant la seule à avoir travaillé sur un documentaire au sujet de l'évolution des James Bond girls depuis Dr No.
Il s'agit principalement d'entretiens avec certaines d'entre elles et il est assez intéressant de voir le regard qu'elles ont aujourd'hui, avec le recul des années passées.
J'ai principalement été interpellé par la réaction de Maud Adams devant des extraits de The man with the golden gun et Octopussy, les deux Bond auxquels elle a participé dans des rôles différents. Elle se montre surprise, presque effrayée, par la façon dont son personnage est traité, comme si ce n'était pas elle qui avait joué ces scènes. Elle reconnait d'ailleurs qu'il n'est plus possible aujourd'hui de tourner de telles scènes.

Il apparait égale…

Le coma des mortels (2016) - Maxime Chattam

"Je ne veux pas vous mentir.
Pourtant, il faut que je vous l'avoue pour commencer : je vais le faire. Je l'ai même déjà fait.
Je ne vous dirai pas tout. J'en suis incapable. La vérité vraie, celle des faits, celle qui rassemble les hommes parce qu'ils savent la même chose, celle-là je ne vous la raconterai pas. Pas tout à fait. Ce serait comme de s'ouvrir délicatement la boîte crânienne pour exposer l'intimité de son cortex en guise de présentation de sa personnalité. Et dans mon cas ce serait s'injecter une bonne dose d'acide à même les deux hémisphères et les faire fondre lentement. Il ne faut pas sous-estimer la puissance corrosive de la vérité. Explosive, parfois." 

Il s'est lâché, Maxime Chattam! 
Son style était déjà assez percutant, presque outrancier parfois, avec Le coma des mortels, il envoie les uppercuts dans la tête du lecteur avec un cynisme constant, et qui m'ont valu quelques fous rires.
Pierre a tout abandonné, travail…