Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du novembre, 2014

La patience du diable (2014) - Maxime Chattam

"La situation manquait cruellement d'excitation.
Et Silas le regrettait profondément. Il s'était fait toute une histoire de cet instant, il avait attendu avec impatience ce jour, ce moment, trépignant comme un enfant la veille de Noël, pour ne finalement ressentir qu'un soupçon de joie. Pierre, lui, était ravi, ses yeux brillaient et un rictus presque idiot ne quittait plus ses lèvres depuis leur arrivée dans la gare Montparnasse. En même temps, c'était lui le plus enthousiaste depuis le début, lui qui avait le moins rechigné à se lancer, et il en éprouvait la plus grande fierté à présent.
Silas se posta sous le panneau des départs, au milieu des effluves des viennoiseries chaudes. Il n'eut pas à chercher longtemps leur train, il s'affichait en grosses lettres, et la destination, Hendaye, brillait comme la promesse de longues et paisibles vacances, la promesse de longues et paisibles vacances, la promesse d'un repos mérité. Total.
Ce n'était pas vrai…

Walking dead - 1. Passé décomposé

Depuis le temps qu'elle existe, cette série de comic books (2003 aux Etats-Unis avant son arrivée en France en 2007) et vu mon goût pour les histoires de zombies, il était évident que j'allais un de ces quatre matins en commencer la lecture (Message privé : merci Julien). Avec actuellement 21 volumes parus en France et 5 saisons de la série télévisée qui en est dérivée, je vais peut-être donner l'impression de découvrir l'eau chaude en chroniquant ce premier volume mais après tout, pourquoi pas ?
Après avoir pris une balle au cours d'une fusillade, Rick, policier de son Etat, se réveille dans sa chambre d'hôpital après plusieurs semaines de coma. Il découvre que le monde a bien changé, il est infesté de morts-vivants ; et comme dans tout bon récit du genre, les vivants leur servent de repas. Au gré de son avancée dans cet environnement hostile, il rejoindra un camp de survivants en dehors de la ville où plusieurs humains ont trouvé refuge et vivent au jour le …

The wolf man (1941) - George Waggner

Le loup-garou est un monstre que j'aime bien. Je ne saurais en expliquer vraiment les raisons, peut-être parce qu'il représente bien cette dualité homme/bête que l'on retrouve dans beaucoup d'êtres humains. Malheureusement, je trouve il n'a pas été aussi bien représenté au cinéma que le vampire par exemple, tant sur le nombre de films mettant en scène des loups-garous que sur la qualité de ces métrages. Mes préférés sont The howling, An american werewolf in London et Dog soldiers.
Je n'avais encore jamais vu The wolf man qui figure parmi les classiques du cinéma de monstres. J'ai réparé cette carence avec le coffret Universal classic monsters comme je l'avais précédemment fait pour Dracula ou Frankenstein.
Autant la découverte des précédents films m'avait enthousiasmé (voir les articles rédigés à ce sujet), autant la découverte de The wolf man m'a laissé sur ma faim. Même en tenant compte de l'année de réalisation du film, la mise en scène …

Moonraker (1979) - Lewis Gilbert

Moonraker s'ouvre sur la subtilisation d'une navette spatiale transportée par avion entre les Etats-Unis et l'Angleterre. S'en suit une séquence où James Bond est surpris par des ennemis et éjecté sans parachute d'un avion. Dans sa chute libre, il affronte un homme de main pour tenter de récupérer un parachute. Puis c'est Jaws (Richard Kiel), qui refait son apparition dans ce film après avoir survécu à la destruction du repère de Karl Stromberg dans The spy who loved me qui s'en prend à lui. Cassant la poignée de son parachute en tentant de l'ouvrir, Jaws finira sa chute sur le chapiteau d'un cirque.
Tout Moonraker est à l'image de son prégénérique, une succession de scènes plus ou moins spectaculaires qui s'achèvent systématiquement en clowneries. Même Jaws, pourtant si inquiétant et effrayant dans The spy who loved me, est ici prétexte à un humour de collégien jusqu'à lui faire avoir un coup de foudre pour une blondinette à couettes d…

Heat (Michael Mann,1995) & Rightehous kill (Jon Avnet, 2008)

Depuis que je l'ai vu au cinéma à sa sortie, Heat fait partie de ces films que je ne me lasse pas de regarder régulièrement. C'était la première fois que ces deux monstres du cinéma que sont Robert De Niro et Al Pacino avaient des scènes ensembles. Ils avaient déjà joué tous les deux dans un même film mais leurs personnages évoluaient dans des périodes différentes d'où l'absence de moments communs entre eux. Il s'agissait de The godfather part II. Cette information, si je me souviens bien avait d'ailleurs été l'un des arguments de promotion de Heat. Dans ce film, De Niro joue le rôle de Neil McCauley, le chef d'une bande de braqueurs que le lieutenant Hanna (Al Pacino) espère bien arrêter jusqu'à en être obsédé. A la fin (attention spoilers à venir), Hanna tire sur McCauley. Puis Hanna s'approche et prend la main de McCauley, un peu pour l'aider à passer de l'autre côté (fin des spoilers).

Point de commune mesure avec Rightehous kill (La…