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Articles

Affichage des articles du janvier, 2015

Angor (2014) - Franck Thilliez

"Vendredi 10 août 2012

Une jeune automobiliste de 23 ans, impliquée dans un accident de voiture, a été retrouvée morte plusieurs heures après le drame, à un kilomètre à peine de son domicile familial, à la sortie de Quiévrain.
Assise à son bureau, l'adjudant Camille Thibault surligna "a été retrouvé morte" et ne prit pas la peine de lire la suite. Elle referma le journal belge La Province, édition du 28 juillet 2011, avant de passer à l'enveloppe suivante, qui contenait un numéro du quotidien suisse 24 Heures, même date. Elle se rendit directement à la rubrique des faits divers et trouva d'un coup d'oeil ce qui l'intéressait.
Deux accidents de la route s'étaient produits ce jour-là, le28 juillet, à une trentaine de kilomètres de distance. Le premier n'avait pas été mortel, le choc ayant été latéral, et l'automobiliste s'en était sorti avec un traumatisme crânien. De ce fait, Camille élimina l'article sur le champs.
Les vivants ne l&#…

Mad Max (1979) - George Miller

Mad Max : Fury road est certainement le film que j'attends le plus cette année ; après SPECTRE évidemment mais pour le moment il n'existe aucune bande annonce du prochain James Bond (juste un teaser de 15 secondes qui dévoile le titre) alors que celles du Mad Max qui sort au mois de mai m'ont déjà complètement excité. Pour patienter, j'ai eu envie de revoir la trilogie initiale avec Mel Gibson dans le rôle titre (dans le prochain, le rôle est tenu par Tom Hardy). J'ai donc sorti le DVD du film de son rangement, il y avait bien dix ans que je ne l'avais pas regardé, si ce n'est plus.

Que reste t-il aujourd'hui de Mad Max ?
Quasiment rien ne permet de situer le pays dans lequel se situe l'action. Le spectateur ne peut que constater une société en pleine détérioration dont seuls les flics motorisés forment le dernier rempart aux dégénérés qui sèment la terreur sur les routes. Les flics en question semblent d'ailleurs, pour beaucoup d'entre eux…

Phantom of the opera (1943) - Arthur Lubin

Seul film en couleur du coffret Classic monsters de Universal, Phantom of the opera est, pour moi, la première grosse déception (les faiblesses que je pointais à propos de The wolf man sont, à côté, en réalité plutôt légères). A aucun moment, je ne suis entré dans le film d'Arthur Lubin, la faute, très certainement, aux très nombreux passages d'opéra qui le composent. En effet, bien qu'il ne s'agisse ici que du cadre de l'histoire, j'ai une forte aversion pour l'opéra. J'ai du mal à en trouver l'intérêt et surtout, même quand ils chantent en français, je ne comprends rien à ce que disent les interprètes. De fait, je me suis senti exclu d'une partie non négligeable de ce long métrage.

L'acteur qui joue Claudin, Claude Rains, ne m'a pas non plus convaincu. Pourtant, c'est lui qui jouait l'homme invisible dans The invisible man... mais il était invisible. Bien sûr, il donne la fragilité nécessaire à Erique Claudin, ce personnage qu…

Durango - Tome 6 : Le destin d'un desperado

Troisième et dernier volet d'une trilogie qu'Yves Swolfs a lancé avec "Amos", le tome 4 de sa série de westerns dessinés Durango. Le groupe de guérilléros d'Amos a été en grande partie décimé tandis que d'autres l'ont trahi en s'alliant à l'armée mexicaine (cf. Sierra sauvage). Ainsi, ce qu'il en reste, Amos lui-même, Ortega son bras droit, Max l'allemand venu goûter aux joies de la révolution et bien sûr le pistolero Durango, autant dire plus grand monde, est désormais traqué par l'armée mexicaine aidée par les traitres qui l'ont rejointe. Cette chasse à l'homme va s'avérer périlleuse et pleine de dangers.

Avec la "trilogie mexicaine" ("Amos", Sierra sauvage et Le destin d'un desperado), Yves Swolfs fait entrer Durango dans la grande aventure. A titre de comparaison, ces trois albums sont à Les chiens meurent en hiver ce que Il buono, il brutto, il cattivo est à Per un pugno di dollari, un grandio…

For your eyes only (1981) - John Glen

Après les consternants délires spatio-humoristiques deMoonraker, il était nécessaire que James Bond retrouve un peu de sérieux. Le bateau espion britannique Saint George, doté du système de déclenchement des missiles de la flotte anglaise A.T.A.C, est détruit par une mine. Les Havelock, un couple d'archéologues travaillant pour les services secrets britanniques, sont chargés de localiser l'épave. Ils sont cependant assassinés par Hector Gonzales, sous les yeux de leur fille, Melina (Carole Bouquet). James Bond (toujours interprété par Roger Moore pour la cinquième fois) est chargé d'enquêter sur ces événements.

Plus les années passent, moins le douzième James Bond m'apparaît convaincant, la faute à une mise en scène qui manque singulièrement de relief et qui vieillit à chaque nouvelle vision. De plus, la photo du film relève plus du téléfilm de luxe que du cinéma.

Il y a pourtant des choses intéressantes dans ce douzième James Bond, à commencer par le prégénérique où …

The hobbit - The battle of the five armies (2014) - Peter Jackson

Suite et fin de la deuxième trilogie mise en scène par Peter Jackson se déroulant dans l'univers créé par J.R.R Tolkien. Si elle m'a moins pris aux tripes que celle de The lord of the rings, il faut reconnaître que le réalisateur a su encore offrir un spectacle généreux qui se conclut par une longue et impressionnante bataille (de ces cinq armées du titre. Néanmoins, malgré des effets spéciaux irréprochables et une 3D qualitative, celle de The return of the king reste inégalée, principalement parce que les moments "intimes" et individuels émanaient de personnages aux caractéristiques plus développées, un peu plus complexes et donc plus attachants.
Mais quoi qu'il en soit, quel spectacle ! Vraiment épique. The battle of the five armies, malgré parfois des bavardages plutôt inutiles, est le meilleur de la trilogie The hobbit. De plus et malgré la décennie qui les sépare, je trouve que les deux trilogies The hobbit et The lord of the rings ont une cohérence artisti…

Charlie Hebdo

Walking dead - 3. Sains et saufs ?

En lisant ce troisième volet de Walking dead, me sont remontés en mémoire les propos de Umberto Eco dans Il superuomo di massa au sujet des romans feuilletons. En effet, même si l'on n'est pas en présence de surhommes (le thème central de son essai est celui du surhomme dans la littérature populaire ; mais n'y a t-il pas quelque chose de surhumain dans le fait de survivre dans un monde rempli de morts vivants ?), les procédés employés sont finalement pas loin de ceux utilisés par Eugène Sue et Alexandre Dumas. Il ne s'agit que du troisième volume et déjà, les techniques narratives de ce comic semblent déjà correspondre à ce qu'il a perçu chez ces auteurs : "La joie du récit comme fin en soi".

Tout comme les lecteurs de Sue et Dumas se délectaient des rallonges de leurs romans, l'amateur de comics ne peut que se satisfaire des intrigues et sous intrigues qui composent Walking dead ; elles sont déjà nombreuses et nous n'en sommes en réalité qu'…