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Articles

Affichage des articles du juin, 2016

Taboo (2012) - Casey Hill

Avant-propos : Casey Hill, nous apprend la présentation incluse dans le livre, est le pseudonyme utilisé par un couple de Dublin, Kevin et Melissa Hill. Il s'agit donc d'un thriller écrit à quatre mains. La configuration, si elle n'est pas isolée, est assez peu courante, du moins me semble t-il. Elle méritait donc d'être signalée en début de billet.

"Prologue
Baie de San Francisco, Californie

- Allez, Reilly, je suis sûre que t'es pas cap !
- Jess, oublie. Je ne le ferai pas, d'accord ?
Reilly traînait des pieds en rentrant de l’école. Sa jeune sœur sautillait devant elle, ses nattes blondes soyeuses se soulevant à quhaque pas. Reilly détestait aller chercher sa sœur à l’école. Toutes ses amies pouvaient se rendre au centre commercial, mais pas elle. Elle devait récupérer Jess, la ramener à la maison, lui donner son goûter et s’assurer qu’elle fasse bien ses devoirs.
- Papa t'a déjà dit de ne pas t'approcher de lui.
A vingt mètres devant elle, un vieux …

Per qualche dollaro in più (1965) - Sergio Leone

Je me suis toujours ennuyé devant le deuxième western de Sergio Leone. J'ai revu le DVD du film en me disant que j'allais, cette fois, remarquer ce que je rate systématiquement, mais non. Ce fut encore l'ennui. 
La mise en scène ne me saisit pas, l'histoire se traine, aucun dialogue ou bon mot ne m’interpelle et la partition de Ennio Morricone m'apparait répétitive. Ajoutons à cela un Gian Maria Volontè (l'indien), très présent à l'écran, qui force outrageusement le trait alors que le charismatique Klaus Kinski est sous employé. Sergio Leone ne s'est-il pas rendu compte du potentiel de cet acteur ? A titre de comparaison, Sergio Corbucci saura exploiter son animalité dans son western Il grande silenzio.

Il y a aussi le rituel de la montre à gousset que l'indien ouvre systématiquement pour lancer sa mélodie avant de donner la mort et qui me fatigue aussi assez vite. Je le trouve même plutôt ridicule.

Per qualche dollaro in più est trop caricatural et…

The Texas chainsaw massacre 2 (1986) - Tobe Hooper

The Texas chain saw massacre, premier du nom, est un film violent mais absolument pas sanglant. Les effusions d'hémoglobine sont toujours hors champs. Le parti pris pour la première suite, à nouveau réalisée par Tobe Hooper, est radicalement différente. The Texas chainsaw massacre 2  se veut gore et grand guignol.
Malgré les outrances toujours aussi percutantes (hum...) aujourd'hui, dans mon souvenir, le film était encore plus trash et sanglant ; une bonne dizaine d'années que je n'avais pas mis le DVD "édition sanglante" dans un lecteur.

Cette suite débute par la victoire de Drayton (Jim Siedow), un personnage déjà présent dans le premier opus, à un concours du meilleur chili con carne local. Pour celles et ceux qui n'auront pas d'emblée percuté qu'il a été fait à partir de viande humaine, le film le fera bien comprendre par la suite, à coups de propos primitifs, de rires hystériques et de beuglements débiles, dans une ambiance survoltée à l'…