Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du janvier, 2017

Nymphéas noirs (2011) - Michel Bussi

"Trois femmes vivaient dans un village.
La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste.
Leur village portait un joli nom de jardin. Giverny.
La première habitait dans un grand moulin au bord d'un ruisseau, sur le chemin du Roy ; la deuxième occupait un appartement mansardé au-dessus de l'école, rue Blanche-Hoschedé-Monet ; la troisième vivait chez sa mère, une petite maison dont la peinture aux murs se décollait, rue du château-d'Eau.
Elles n'avaient pas non plus le même âge. Pas du tout. La première avait plus de quatre-vingts ans et était veuve. Ou presque. La deuxième avait trente-six ans et n'avait jamais trompé son mari. Pour l'instant. La troisième avait onze ans bientôt et tous les garçons de son école voulaient d'elle pour amoureuse. La première s'habillait toujours de noir, la deuxième se maquillait pour son amant, la troisième  tressait ses cheveux pour qu'ils volent au vent."

Après avoir lu Gravé…

Les mots qui soignent (2013) - Isabelle Migotto

"Douze ans déjà, et le sentiment que j'ai éprouvé, souvent, reste très présent dans mes pensées, comme si il était gravé, à jamais, dans mon ADN.

Mon cerveau est en surchauffe, il s'apprête à exploser. C'est devenu une cocotte-minute, vite, il faut laisser la vapeur s'échapper. Il faut ouvrir la soupape de sécurité. J'ai très, très mal à la tête.

La pression s'est accumulée, tout a grillé là-dedans, c'est le "boxon" total. Les fils qui se touchent, la lumière qui ne fonctionne plus à tous les étages.

Le chaos pour mes proches, l'attente interminable. L'attente d'un signal qui laisserait à penser que tout n'est pas totalement mort, qu'il y a encore un petit frisson de vie qui refuse de basculer dans le côté obscur.

Désormais, la balle est dans le camp des médecins, mais les nouvelles ne sont pas bonnes."

Le 21 janvier 2014, j'ai été victime d'une violente hémorragie cérébrale. Je dois la vie à Stéphanie, ma compag…

Rogue One : a star wars story (2016) - Gareth Edwards

A l'annonce du sujet de Rogue One : a star wars story, je me suis dit que les producteurs visaient les niches dans l'univers créé par George Lucas et que cela ne pouvait pas donner une histoire aussi très intéressante. Doit-on réellement imposer au spectateur le récit du groupe qui a réussi à voler les plans de l’Étoile Noire qui permettra sa destruction dans Star wars : episode IV - a new hope au détriment de l'imagination de chacun ? En effet, le résultat qu'avait fourni George Lucas à propos de la guerre des clones et de la chute de la république dans un empire totalitaire était loin d'être satisfaisant.

Les premiers avis sur ce Rogue One ont commencé à paraitre, ils étaient positifs ; et sur la durée, la tendance s'est confirmée. Je suis donc allé le voir. Je ne m'attendais qu'à une histoire parallèle sans véritable connexion avec la trame centrale de Star wars telles que je pouvais les rédiger et les jouer pour le jeu de rôles qui m'a occupé d…

Predator 2 (1990) - Stephen Hopkins

Predator 2, sorti en 1990, se déroule dans un futur proche, en 1997... le passé par rapport à aujourd'hui. Il est assez amusant de constater la vision de la proche évolution de la société qu'avaient les scénaristes et les producteurs.
Los Angeles est en proie à une violence extrême. Sur fond de trafic de drogue, des gangs de colombiens et de jamaïcains se livrent une guerre sans merci aux moyens d'armes de guerre et la police est débordée. Dans le même temps, il faut supporter une vague de chaleur extrême qui n'aide pas à l'apaisement des esprits ; et c'est le moment que choisit un nouvel extraterrestre pour faire de la cité son nouveau terrain de chasse. Ses proies ? L'équipe du lieutenant Michael Harrigan (Danny Glover) et les membres des différents gangs de Los Angeles.


Après la jungle naturelle du premier film, place à la jungle urbaine et ses dangers. D'un esprit plus série B que le film de John McTiernan, Stephen Hopkins mise principalement sur l&…

24 - saison 7

En revoyant cette septième saison de 24, je me suis rendu compte que j'en avais très peu de souvenirs. Et pour cause : elle est assez laborieuse. Pour tout dire, je pensais que l'intrusion des terroristes au sein de la Maison Blanche et les combats qui y sont liés, s'étalaient sur nettement plus d'épisodes.
Pourquoi une telle impression ?
Parce que la facilité avec laquelle ces hommes investissent ce lieu central de la présidence américaine est tout simplement grotesque. Il suffit de connaitre l'emplacement d'un improbable tunnel, d'avoir une taupe infiltrée dans le personnel de sécurité (sans qu'on ne sache comment elle a pu parvenir là) pour désactiver les systèmes d'alarme et le tour est joué.


Il existe une expression aux États-Unis qui est series that "jumped the shark" en référence à Happy days qui a perdu son public dès une scène où Fonzie saute en ski nautique au dessus d'un requin. Après cette saison de 24, d'autres ont ét…