Accéder au contenu principal

Sudden impact (1983) - Clint Eastwood


Dans la continuité des trois précédents opus, Harry Callahan (Clint Eastwood) est sans cesse en lutte contre toutes sortes de délinquants et perpétuellement en confit avec l'administration et ses exigences procédurales ; ce qui donne quelques scènes plus ou moins amusantes à suivre ; et pareillement, il y a une trame centrale : nous assistons à ce qui semble être une quête vengeresse menée par une troublante femme blonde (Sondra Locke) qui élimine successivement différents hommes.

La blonde en question, nommée Jennifer Spencer, assassine les auteurs de deux viols, le sien et celui de sa sœur, qui se sont déroulés plusieurs années auparavant, au cours d'une soirée qui a viré au cauchemar.

Harry Callahan qui enquête sur ces meurtres découvrira les raisons de la vengeance de Jennifer Spencer et c'est là que surgira à nouveau toute l'ambiguïté du personnage, celle des deux premiers films. L'inspecteur fera en sorte qu'elle reparte libre. Ainsi, il se substitue à la justice pour approuver des actes de vengeance. C'est volontairement polémique mais pour être honnête, on s'attend à une telle conclusion.

Clint Eastwood devant et derrière la caméra dans l'un de ses plus célèbres rôles, le controversé inspecteur Harry Callahan, j'étais confiant en insérant le DVD de Sudden impact dans le lecteur. Le souvenir que j'en avais était positif. Cette fois, pourtant, je me suis assez ennuyé. La mise en scène, si elle n'est pas mauvaise, ne m'a pas semblé exceptionnelle (Clint Eastwood a fait et fera nettement mieux) et le scénario semble hésiter constamment sur la direction à suivre. Certains passages semblent avoir été écrits pour meubler les trous.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

24 - saison 8

Jack Bauer (Kiefer Sutherland) profite de sa retraite pour squatter le domicile de sa fille Kim à New-York et jouer au papy gâteau auprès de sa petite fille. Seulement, un complot va le contraindre à reprendre du service au sein de la cellule antiterroriste alors que parallèlement, la présidente américaine est sur le point d'obtenir un accord sur le nucléaire avec le dirigeant d'un pays fictif du Moyen Orient.

Une huitième saison assez laborieuse dans l'ensemble où trop souvent les personnages décident d'une action à mener puis se ravisent dans l'épisode suivant quand ce n'est pas dans le même. Dès le début, on ennuie le téléspectateur avec des intrigues secondaires sans grand intérêt conduisant à des scènes absurdes à l'image de ce contrôleur judiciaire qui va et vient dans les locaux de la cellule antiterroriste alors que son personnel tente par tous les moyens de contrôler une menace d'attentat des plus tendues. C'est à la fois énervant et risib…

Les westerns de Sergio Sollima

L'histoire du western italien veut qu'il y ait trois Sergio représentatifs du genre : Sergio Leone que l'on ne présente plus tant sa renommée a traversé les frontières et les années, Sergio Corbucci dont la noirceur a marqué et marque encore aujourd'hui ceux qui s'intéressent à lui, un nombre  qui a peu à peu grandi au fil des années et enfin, Sergio Sollima qui n'aura livré que trois westerns transalpins : La resa dei conti, Faccia a faccia et Corri uomo corri.
Ma découverte de ces films est récente. Selon quelques articles que j'avais lu bien avant de les regarder, les westerns de Sergio Sollima faisaient état d'un propos politique dans leur façon de prendre parti pour les faibles face aux puissants.
Dans La resa dei conti (1966), Jonathan Corbett (Lee Van Cleef), chasseur de primes candidat aux élections sénatoriales, se lance dans la traque de Cuchillo (Tomas Milian), accusé du viol et du meurtre d'une fillette. Avec Faccia a faccia (1967), un en…

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…