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The dead pool (1988) - Buddy Van Horn


Cinquième et dernier volet de l'inspecteur Harry, on ne peut pas dire que The dead pool soit une franche réussite.

Le format 2.35:1 est abandonné pour un 1.85:1 moins immersif, d'autant plus que la photo adopte des couleurs lui donnant un aspect téléfilm. L'idée de base au scénario, une liste noire tentant de prévoir les prochains morts parmi des célébrités dont Harry Callahan, n'est pourtant pas inintéressante mais méritait des développements plus poussés que cet alignement de scènes convenues illustrées par une mise en scène sans grande imagination. Submerge, finalement, une poursuite avec une voiture miniature téléguidée rempli d'explosifs ; mais un peu idiote, il faut bien le reconnaitre.

Le personnage de l'inspecteur est aussi considérablement lissé. Affublé d'un adjoint asiatique et suivi au quotidien par une femme journaliste, on s'attend à quelques remarques scandaleuses et aigries mais rien ne viendra froisser les oreilles attentives au moindre dérapage. S'il est satisfaisant de constater que ni racisme, ni misogynie ne vienne ternir le film, rien n'a été pensé pour caractériser autrement la personnalité de Harry Callahan qui reste désespérément plate.

Une réplique assez drôle, tout de même :"Opinions are like assholes. Eveybody has one."

Si le personnage de Harry Callahan est l'un des plus célèbres rôles de Clint Eastwood, seul le premier film, et éventuellement le deuxième, mérite qu'on s'y intéresse. Cette nouvelle exploration des cinq films est plutôt une déception.


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