Accéder au contenu principal

The dead pool (1988) - Buddy Van Horn


Cinquième et dernier volet de l'inspecteur Harry, on ne peut pas dire que The dead pool soit une franche réussite.

Le format 2.35:1 est abandonné pour un 1.85:1 moins immersif, d'autant plus que la photo adopte des couleurs lui donnant un aspect téléfilm. L'idée de base au scénario, une liste noire tentant de prévoir les prochains morts parmi des célébrités dont Harry Callahan, n'est pourtant pas inintéressante mais méritait des développements plus poussés que cet alignement de scènes convenues illustrées par une mise en scène sans grande imagination. Submerge, finalement, une poursuite avec une voiture miniature téléguidée rempli d'explosifs ; mais un peu idiote, il faut bien le reconnaitre.

Le personnage de l'inspecteur est aussi considérablement lissé. Affublé d'un adjoint asiatique et suivi au quotidien par une femme journaliste, on s'attend à quelques remarques scandaleuses et aigries mais rien ne viendra froisser les oreilles attentives au moindre dérapage. S'il est satisfaisant de constater que ni racisme, ni misogynie ne vienne ternir le film, rien n'a été pensé pour caractériser autrement la personnalité de Harry Callahan qui reste désespérément plate.

Une réplique assez drôle, tout de même :"Opinions are like assholes. Eveybody has one."

Si le personnage de Harry Callahan est l'un des plus célèbres rôles de Clint Eastwood, seul le premier film, et éventuellement le deuxième, mérite qu'on s'y intéresse. Cette nouvelle exploration des cinq films est plutôt une déception.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

La maison de Gaspard ferme ses portes

Je me souviens parfaitement de la première fois que j'ai vu Gaspard. Il jouait dans un box avec son frère chez l'éleveur où je m'étais rendu avec l'intention d'acquérir un chien. En entrant dans le hangar où se trouvaient les box, il a arrêté de jouer et s'est assis devant la porte grillagée en me regardant. J'ai su immédiatement que je repartirais avec lui. Il avait trois mois et demi.
Chiot, il a fait quelques conneries. Il a bouffé un mur, déchiqueté un livre mais ce n'est rien par rapport à la joie qu'il a apporté pendant toutes ces années. A de nombreuses reprises, il m'a accompagné en randonnée en montagne dans les Alpes et dans les Pyrénées. Il restait toujours à vue d’œil et attendait assis quand il ne me voyait plus.
Un jour, dans la résidence où j'habitais et alors que je revenais de balade avec lui, un rottweiler a foncé sur moi. Gaspard n'a pas hésité à se placer devant moi et à se battre frontalement avec ce chien ; alors q…

La maison de Gaspard a 6 ans

Six années que je mets en ligne des articles ; pour le plaisir.
Il y eut une première période essentiellement marquée par ma relecture des Fleming, suivie d'une autre consacrée principalement à un nouveau visionnage des James Bond, cette fois en Bluray, dévoilant ainsi des détails dans les films que je n'avais jamais remarqués. Il y eut aussi la lecture régulière des comics The walking dead, une série qui n'est pas encore achevée et qu'il faudra bien que je reprenne un jour ou l'autre. C'est aussi l'occasion de rédiger quelques impressions et avis sur les polars et thrillers que je lis, un genre qui me plait énormément.

Je me suis rendu compte également grâce aux libellés que j'accroche aux publications que les westerns tenaient une place assez conséquente parmi les longs métrages que je peux regarder. Je n'imaginais pas que ce genre occupait un tel intérêt chez moi ; et il me reste encore quelques cowboys à chroniquer.

Faire un tel exercice a chan…