Accéder au contenu principal

James Bond, l'art d'une légende : du story-board au grand écran (2006) - Laurent Bouzereau

C'est évidemment le sujet qui m'a attiré vers ce livre mais c'est le nom de Laurent Bouzereau qui m'a convaincu d'en faire l'acquisition. On lui doit parmi les making-of les plus intéressants sur DVD, loin des réalisations promotionnelles formatées auxquelles ces supports nous habituent généralement. J'ignorais d'ailleurs qu'il était aussi le concepteur de livres sur la fabrication de films.

Agrémenté de photographies plus ou moins rares, James Bond, l'art d'une légende est divisé en plusieurs thèmes (acteurs, décors, musiques, etc.). J'ai particulièrement apprécié les extraits de storyboards, ces illustrations étant toujours amussantes à comparer avec le résultat final sur pellicule. Il regroupe aussi des anecdotes et des citations des membres des équipes techniques (réalisateurs, producteurs, décorateurs, etc.) mais aussi d'autres personnes, illustres, telles que Steven Spielberg, Peter Jackson, Ridley Scott et autres. Steven Spielberg rapporte qu'il s'était vu refuser la réalisation d'un Bond par Albert R. Broccoli, à une époque où il n'était pas encore célèbre.

C'est agréable à feuilleter, à lire, à poser et à reprendre plus tard. Parfois, les propos sont étonnants et peuvent éclairer des facettes de cet univers cinématographique qui vit et s'enrichit depuis les années soixante. Il est néanmoins regrettable de constater qu'une fois de plus, Never say never again est ignoré.

Datant de 2006, sa parution s'est donc faite avant la révolution Skyfall ; car Skyfall fut une véritable révolution dans la filmographie bondienne. J'aurais apprécié lire quelque développement à son sujet.

Est inclus un CD des génériques de la série.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain (2013) - Amandine Dhée

"Elle est laide, aurait dit ma grand-mère lorsque je suis venue au monde.
C'est qu'il faut voir, tout juste sortie du ventre. Mes yeux qui débordent du visage sans jamais voir vraiment. Mes secousses du corps, impossibles à soulager.
Pesée, mesurée, testée. On me jette de petits coups d'yeux, on chuchote de moi. Les infirmières marchent feutré. Il fait chaud. Ça sent le produit de nettoyage et de soignage, le bonheur et la confusion.
Les visiteurs égarés ravalent leurs points d'interrogation. T'as eu mal ? T'es recousue ? T'as vu comme il est bizarre ton bébé ?"

Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain est le récit d'une fille qui avance vers l'âge adulte, le regard posé sur le quotidien qui l'entoure, les gens, les codes de conduite en société, mais il y a toujours un "couac", un "hic" qui vient ternir le plaisir.
Le livre est plutôt court, l'écriture assez légère et l'ensemble est amusant et …

La maison de Gaspard ferme ses portes

Je me souviens parfaitement de la première fois que j'ai vu Gaspard. Il jouait dans un box avec son frère chez l'éleveur où je m'étais rendu avec l'intention d'acquérir un chien. En entrant dans le hangar où se trouvaient les box, il a arrêté de jouer et s'est assis devant la porte grillagée en me regardant. J'ai su immédiatement que je repartirais avec lui. Il avait trois mois et demi.
Chiot, il a fait quelques conneries. Il a bouffé un mur, déchiqueté un livre mais ce n'est rien par rapport à la joie qu'il a apporté pendant toutes ces années. A de nombreuses reprises, il m'a accompagné en randonnée en montagne dans les Alpes et dans les Pyrénées. Il restait toujours à vue d’œil et attendait assis quand il ne me voyait plus.
Un jour, dans la résidence où j'habitais et alors que je revenais de balade avec lui, un rottweiler a foncé sur moi. Gaspard n'a pas hésité à se placer devant moi et à se battre frontalement avec ce chien ; alors q…

Les westerns de Sergio Sollima

L'histoire du western italien veut qu'il y ait trois Sergio représentatifs du genre : Sergio Leone que l'on ne présente plus tant sa renommée a traversé les frontières et les années, Sergio Corbucci dont la noirceur a marqué et marque encore aujourd'hui ceux qui s'intéressent à lui, un nombre  qui a peu à peu grandi au fil des années et enfin, Sergio Sollima qui n'aura livré que trois westerns transalpins : La resa dei conti, Faccia a faccia et Corri uomo corri.
Ma découverte de ces films est récente. Selon quelques articles que j'avais lu bien avant de les regarder, les westerns de Sergio Sollima faisaient état d'un propos politique dans leur façon de prendre parti pour les faibles face aux puissants.
Dans La resa dei conti (1966), Jonathan Corbett (Lee Van Cleef), chasseur de primes candidat aux élections sénatoriales, se lance dans la traque de Cuchillo (Tomas Milian), accusé du viol et du meurtre d'une fillette. Avec Faccia a faccia (1967), un en…