Accéder au contenu principal

Octopussy (1983) - John Glen



Contrairement à ce que clame fièrement l'affiche française, Octopussy n'est pas "Le meilleur des Bond", la faute à un humour trop présent tout au long du film et à un scénario qui, s'il n'est pas inintéressant, a été inutilement compliqué. En vérité, malgré plusieurs visionnages en à peu près un quart de siècle, je suis toujours incapable de le résumer correctement. On débute par un trafic d'objets d'art pour parvenir à une menace nucléaire sur une base de l'OTAN via les agissements d'un général russe paranoïaque et la complicité d'un prince indien qui se sert du cirque de luxe d'une riche trafiquante, elle même à la tête d'une sorte de gang composé uniquement de femmes. Quand même... c'est assez tordu...

En revanche, John Glen qui assure la mise en scène pour la deuxième fois après For your eyes only améliore sa façon de filmer. C'est même la première fois que j'apprécie réellement la mise en scène du sixième James Bond de Roger Moore. Les acteurs sont plutôt convaincants aussi, Steven Berkoff en tête dans le rôle de Orlov, un général soviétique obsédé par un projet de conquête de l'Europe de l'Ouest.

Ce que j'aime surtout avec Octopussy, c'est la façon dont a été intégrée la nouvelle originale de Ian Fleming. Ici, Octopussy (Maud Adams) est la fille du Major Dexter Smythe, l'homme à qui James Bond évite le déshonneur dans l'histoire écrite par le créateur de 007. Ainsi, il ne s'agit pas d'une adaptation à proprement parler mais d'une "suite" à l'histoire imaginée par l'écrivain. Est incluse également à l'intrigue Property of a lady qui se trouve aussi dans le recueil : Octopussy and The living daylights.

Curieusement, pour la première fois, Octopussy m'a paru plus intéressant que lors de mes nombreux précédents visionnages.

S'il n'est pas désagréable, Octopussy comporte pourtant trop d'éléments embarrassants, à commencer comme je le mentionne en début d'article, son humour trop présent. C'est récurrent avec Roger Moore : L'Acrostar en panne d'essence et James Bond qui demande à faire le plein dans une station service classique, le tigre auquel James Bond ordonne de se coucher pour éviter l'affrontement, le cri de Tarzan alors qu'il se balance au bout d'une liane, la comparaison entre Gobinda (Kabir Bedi) et une tête de mouton, Vijay et les allusions au tennis parce que son interprète, Vijay Amritraj, est en réalité un tennisman qui a remporté plusieurs compétitions ; et j'en passe et des meilleurs. A la longue, tout cela devient lassant. Heureusement que John Barry a livré une bande originale qui appuie la tension de beaucoup de scènes.

La restauration du film, et cela est devenu une habitude avec le coffret Bluray, est surprenante de beauté. La séquence de fin où 007 est accroché à l'avion de Kamal Khan (Louis Jourdan) m'a complètement captivé alors que j'en connaissais parfaitement l'issue.

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

War for the planet of the apes (2017) - Matt Reeves

Le premier film de 2011 était très bon, le deuxième s'est révélé être une déception, celui-ci ne m'a pas franchement convaincu. Les premières minutes m'ont mis en confiance mais le soufflé est assez vite retombé.
Nous parlons de guerre entre les humains et les singes pour la domination de la terre mais aucun enjeu planétaire ne nous est illustré. Du début à la fin, nous restons dans un périmètre restreint où Woody Harrelson joue les Marlon Brando du pauvre dans Apocalypse now et où le spectateur est barbé par une jeune fille qui passe son temps à donner de l'eau à des singes emprisonnés.
Il y a bien des tentatives de développements scénaristiques, les humains qui peu à peu perdent leur humanité alors que les singes font de plus en plus preuve d'empathie, mais c'est nettement insuffisant. On se réveille un peu à la fin où un combat s'engage, militaires contre simiens. C'est trop court, voilà le générique de fin.
La 3D est plutôt bonne.

Le premier miracle (2016) - Gilles Legardinier

"Il faisait nuit, un peu froid. D'ordinaire, M. Kuolong n'aimait pas attendre. Pourtant, ce soir-là, patienter le rendait presque heureux. Voilà bien longtemps que ce quinquagénaire mince au regard d'adolescent n'avait pas éprouvé cela. Surtout vis-à-vis de quelqu'un.
Au premier étage de sa résidence américaine, devant la baie du salon dominant son immense propriété, il scrutait le ciel. Ce dîner s'annonçait important. Essentiel même. Pour une fois, cela n'aurait rien de professionnel, bien au contraire. Il y voyait cependant davantage d'enjeux que lors de ses récentes prises de contrôle de compagnies électroniques. Ce soir, c'était sa part la plus intime qui espérait trouver un écho." 

Je pense savoir pourquoi mes parents m'ont offert Le premier miracle de Gilles Legardinier. Il y a quelque chose qui relève de l'imagerie bondienne dans la couverture. Cette femme en tailleur, pistolet à la main et cet homme en costume accoudé à son…

Top Gear : 50 years of Bond cars (2012) - Phil Churchward

En 2012, pour les cinquante années de vie cinématographique de James Bond 007, les émissions et les sujets se sont multipliés dans les médias papiers et audiovisuels. L'émission de télévision anglaise Top gear consacrée aux voitures et au sport automobile avait réalisé un numéro à propos des véhicules de James Bond et avait retenu mon attention.

Bien sûr, il fut question de l'Aston-Martin DB V de Goldfinger et de la Lotus Esprit de The spy who loved me mais également de la Bentley que Ian Fleming lui avait attribué dans ses romans d'espionnage et d'aventures. Si Richard Hammond, le présentateur, ne manquait pas d'éloges vis-à-vis des véhicules prestigieux que l'espion avait pu conduire, il n'hésitait pas à fustiger la période BMW dont il qualifiait la Z3 de voiture de garçon coiffeur ; c'est un peu vrai, il faut l'admettre.

Parsemée d'entretiens avec Roger Moore, Guy Hamilton et des cascadeurs généreux en anecdotes de tournages, la deuxième par…